Helena2007

Michel et moi

Ce jeudi Michel est dans la région ; Alex est toujours occupé, très occupé ; il ne pourra se libérer. Une idée traverse son esprit, il m'appelle :

- "Toi, Jo, tu es libre ! Retrouve-le. Voici son n° de portable."

Que m'arrive-t-il ? Voir Michel sans Alex ? Après tout cela n'engage à rien ! J'appelle. L'accueil est sympathique, enthousiaste même ! Alex est prévenu de l'heure et de l'endroit du rendez-vous : 12h30, à Palavas.
Je roule. Michel m'appelle : il est déjà arrivé. Que va-t-il se passer ? Je veux parler à Alex, je veux savoir comment il est, ce qu'il pense, ce qu'il veut ... Mais je sais ce qu'il désire, je connais son envie, il ne s'en est jamais caché : il souhaite que je fasse l'amour avec Michel. Il le connait, il le sait doux, tendre, attentif. Il veut surtout que je vive un nouveau moment de plaisir, de jouissance, dans les bras de cet homme.
Y suis-je décidée ? En ai-je envie ? J'analyse, je mets un peu d'ordre dans mes idées qui se bousculent. Je ne sais pas. Je déciderai au moment opportun. Mais, au fond de moi, lorsque j'ai retrouvé Michel, je crois que je savais qu'il ne serait pas facile de décider !

- "Ne le fais pas si tu n'en as pas envie!" me dit Alex.

Je compte donc sur le temps du déjeuner pour prendre cette décision.
Nous mangeons, nous parlons beaucoup de lui, d'Alex, toujours très présent, de moi. Doucement, furtivement, je l'observe et je ne suis pas trop surprise de retrouver cette douceur, cette gentillesse que nous connaissions, et, peut-être, une lueur de désir dans ses yeux. Je n'en reviens pas ! Il a envie de moi ! Le dira-t-il ? Osera-t-il ? C'est sûr maintenant, tout le prouve : ses yeux, ses mots, ses gestes. Mais moi où en suis-je ? Où est Alex, mon amour, ma vie ? J'ai envie de faire l'amour avec cet homme. Je sais que j'aurai du plaisir, celui dont Alex me parle, celui qu'il me veut voir vivre!
Michel reste très discret. Il me dit que c'est moi qui dois décider, qu'il en a envie mais qu'il n'est nullement question de m'obliger !
Nous sortons, approchons de nos voitures. L'envie est forte. Alex est près de moi ; il me parle, me pousse, j'en suis sûre ! Je me décide et les yeux de Michel me rassurent aussitôt. Il l'espérait !

Un hôtel, une chambre et nous voilà face à face, seuls.
A peine entrés, il me serre dans ses bras. Ses mains passent sous mon pull, me caressent doucement, très doucement. Je fais les mêmes gestes. Il me serre plus fort, encore plus fort et je sens son sexe dressé. L'invitation est irrésistible. Je descends vers le sol. Il m'aide à dégrafer son jean ; il le descend, se dénude ; j'ai brutalement envie de toucher son sexe, de l'embrasser ; lui aussi car il pousse ma tête vers lui. Je le caresse, le lèche ; je l'entends gémir doucement, je le sens se tendre, se cabrer ; sans doute est-il bien ; sans doute goûte-t-il à ce plaisir que je lui donne ! Il ne bouge plus.

- "Tu aimes?"

- "Encore, encore!

J'accélère mes caresses, mes baisers ; ses mains fouillent mes cheveux ; ce sont les mêmes gestes qu'Alex ; c'est lui, peut-être, là, dans mes mains, dans ma bouche ! Mon amour, je pense à toi et je me régale !

Doucement, il enlève mon pull et caresse mes épaules, mon cou et doucement, très doucement me soulève et me pose sur le lit tout proche. Aucun mot, aucune demande ; tout est découvert, inventé dans l'instant, doux, tendre. Je tiens toujours son sexe près de moi ; mon soutien-gorge est vite dégrafé ; les caresses se précisent dans mon dos, sur mes côtés. Il ne tient plus et rapidement se déshabille totalement puis c'est à mon tour ; c'est lui que je laisse faire ; c'est bon !

Dès que je suis allongée, il me prend doucement contre lui et, sans cesser de me regarder, de scruter mon visage, il entreprend de longues, lentes et douces caresses de ma chatte. Il me surveille, c'est sûr, il guette mon plaisir. Il m'embrasse les joues, le cou, le front, le coin de mes lèvres. Mais ma bouche est à toi, mon amour ; je la lui refuse encore ; il ne la réclame pas ! Je suis maintenant blottie tout contre lui ; mon plaisir monte doucement, sûrement ; mes jambes s'ouvrent ; il en profite et me pénètre. Et là commence un doux va et vient, long, profond, tendre, sans violence, sans brusquerie. Il sent mon désir, accélère, et commence à parler doucement :

- "tu es très mouillée ; je vois que tu aimes; je te prendrai dans toutes les positions, par derrière aussi. Tu avais aimé quand nous étions avec Alex; je m'en souviens. Veux-tu ?"

La caresse se prolonge ; je suis trempée ; je le lui dis et il en semble satisfait ; il accélère, il s'enfonce plus encore ... je crie, je perds la tête ; il touche un point sensible, très sensible ! ( le point G ?). Alors c'est moi qui me mets à bouger pour que la sensation de bien-être s'accentue ; c'est moi qui parle à son oreille:

- "Alex avait raison ! C'est bon, c'est très bon !"

Il m'encourage:

- "bouge ! bouge encore ! bouge fort ! fais-toi plaisir ! J'aime."

Je crie, je hurle, je tente d'étouffer ce bruit contre sa peau. Je n'en peux plus ; il se retire. C'est alors qu'il s'installe, assis entre mes jambes ouvertes, et entreprend de me fouiller de ses mains en me regardant. Il mouille ses doigts de salive, en étale sur moi et reprend ses caresses. Il est tout dressé. Il se branle aussi sous mes yeux, me demande si je suis bien ; il ne m'oublie jamais. C'est bon !

Enfin il se rapproche de moi, assis, son sexe près de ma bouche et, les yeux éperdus de plaisir, je le vois se caresser de plus en plus vite et je sens son sperme couler par saccades sur mon épaule, mon cou. Il l'étale jusqu'autour de ma bouche. Sans doute veut-il que j'y goutte ! Je ne le ferai pas, je ne sais pas bien pourquoi !

Puis il se couche tout du long contre moi, une main sous la tête. Son regard ne me quitte pas. Nous parlons doucement, mais très peu. Je crois que nous savourons ! J'adore ces instants de calme, de communion après l'amour ! Il me dit qu'il a beaucoup aimé, qu'il est heureux de cette journée. Sa main gauche n'arrête pas de me caresser. D'un doigt il fait le tour de mes seins puis descend sur mon ventre, remonte jusqu'à mon cou pour redescendre encore ! Je le remercie du cadeau ; il refuse : il me remercie lui. Il ne semble pas pressé; il dit d'ailleurs qu'il a le temps ! Nous décidons que c'est moi qui raconterai à Alex, qui lui dirai ce que je veux lui dire ; je le préviens que je raconterai tout, sans rien oublier, que j'ai pensé à lui à chaque instant, que je vais lui offrir ce merveilleux moment de plaisir partagé, car il fut partagé, Michel en est d'accord !

Il est l'heure de partir, de faire le trajet du retour.
Reviendras-tu, Michel ? Te reverrons-nous ? Donneras-tu de tes nouvelles à ton retour de voyage ? Et toi, ma vie, mon amour, es-tu prêt à m'écouter, à entendre le récit de cet abandon dans d'autres bras ? Que penses-tu ? Que ressens-tu ? Je ne t'ai pas trahi, je ne t'ai pas trompé. C'est bien toi que j'aime.

Jo


Jo mon amour,
j'ai aimé ton texte, ta franchise. Je me suis régalé, cela m'a beaucoup excité.
Je te rappelle tout de même que l'idée était de Michel lorsqu'il proposait une suite à nos rencontres. Il voulait me faire découvrir une aire d'autoroute où il m'aurait à la fois pris et proposé à d'autres sous ton regard... et puis il t'avait proposé de me rendre "un peu cocu" en te demandant si tu ne pourrais pas un jour faire, seule, l'amour avec lui. Il souhaitait que je sois prévenu, que j'en sache l'heure et le jour... pour me chauffer, me rendre un peu jaloux et augmenter mon désir de toi !
C'est réussi. J'ai aimé.
Je sais que tu m'aimes.
J'ai regretté que tu ne l'embrasses pas sur la bouche. Tu aurais pu. Le geste d'amour me parait plus complet dans ce cas. Et puis, pourquoi n'a-t-il pas coulé en toi ? ou dans ta bouche ?

Mon seul regret est qu'il n'ait pas souhaité me raconter lui même votre rencontre...

J'aurais aimé avoir sa version. Savoir comment il s'est régalé. Comment il a aimé te prendre.
Finalement, il ne t'a pas prise dans différentes positions comme il te l'avait dit au départ... Pour moi, la raison est, peut-être, qu'il s'est tellement régalé qu'il n'a pas pu tenir plus longtemps ! Pourtant il est capable de tenir...
Tu es trop excitante, tu aimes trop l'amour. Tu chantes tellement bien lorsque tu jouis... en l'écrivant, c'est comme si je t'entendais...
Quel bonheur !
Ne change rien, continue à m'aimer ainsi et je te le rendrai au centuple !
Je t'aime

Alex



Article ajouté le 2009-03-30 , consulté 81 fois

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